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Au printemps, il faut semer AKERlogoAKER

Le programme AKER nécessite un grand nombre d’essais qu’il faut implanter au printemps. Nous faisons le point avec Nicolas Henry, responsable du Laboratoire Betteraves et Chicorée chez Florimond Desprez.

« Nous avons différents types d’essais à implanter », explique Nicolas Henry. Tout d’abord, il y a ceux qui concernent le WP5 et la sélection génomique en particulier see it here. Le programme mis en place par Ellen Goudemand, du Laboratoire de Génétique et de Biométrie, comprend 5 schémas de sélection qui ont démarré en 2014 et vont se poursuivre jusqu’à la fin du programme. Et puis, il y aura les essais qui concernent le WP2 dont le matériel génétique est en cours de constitution sous la houlette de Karine Henry, responsable scientifique du programme AKER. Les 3 000 hybrides créés en 2017 seront effectivement évalués en 2018 et 2019 par phénotypage en fin de programme. En attendant, une population pilote initiée avant le début du programme est prise en compte dès 2016 de façon à tester les nouvelles méthodes de phénotypage haut débit développées par les partenaires.

Cette année, quelque 9 000 micro-parcelles d’essais rendement concernant le WP5 et la population pilote sont implantées en France (entre 3 et 7 sites selon le matériel génétique) et à l’étranger (Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne et République Tchèque). De plus, Florimond Desprez a mis en place pour AKER des observatoires sur les montées à graines, en conditions maritimes, aux Caps Gris Nez et Blanc Nez. Enfin, les comportements à la cercosporiose et à l’oïdium sont observés respectivement dans le sud-ouest de la France et en Allemagne. « Ces essais constituent pour AKER une répétition générale grandeur nature pour l’évaluation en fin de programme », conclut Nicolas Henry.
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Essais rendement : 7 sites en France

Christophe Descamps, responsable agronomique Betteraves et Chicorée chez Florimond Desprez, coordonne les essais rendement pour le programme AKER. Cette année, 7 sites ont été implantés en France dans les départements betteraviers suivants : Aisne, Marne, Seine-Maritime, Somme et Nord. Il explique : « Sur chacun des sites, l’essai fait environ un hectare comprenant 216 génotypes différents avec deux répétitions, implantés selon un dispositif adapté au matériel de l’expérimentateur. La surface de chaque micro-parcelle est d’environ 10 m2 répartie sur 3 rangs ».

Les semis sont réalisés au GPS RTK, ce qui procure un gain en termes de précision : allées rectilignes, inter-rangs réguliers, l’autoguidage corrigeant les erreurs de trajectoire. L’équipe de semis comprend 3 personnes encadrées par Christophe Descamps : un chauffeur et deux opérateurs qui déposent les graines correspondant à chaque micro-parcelle dans la trémie. Christophe déclenche le semis manuellement, en attendant de pouvoir le coupler prochainement au GPS. A chaque nouvelle micro-parcelle, les reliquats de la précédente sont éliminés par aspiration. Les graines sont nues et semées à haute densité, ce qui nécessitera un plaçage/démariage ultérieur pour rejoindre une population de type commercial. « En vitesse de croisière, l’équipe peut semer jusqu’à 600 micro-parcelles à l’heure avec 2 semoirs », poursuit Christophe Descamps qui, avec son équipe, implante chaque année 25 000 parcelles d’essais de betteraves et de chicorée chez Florimond Desprez.